Une fin d’année riche pour le ciné-club puisque les élèves ont pu, cette semaine, assister à une exposition et à la projection de deux films : No country for old men et L’an 01. 

 

1. Lundi 28 mai, à 16h, a eu lieu, en effet, la dernière séance de notre cycle Coen avec la projection du puissant No country for old men réalisé en 2007 par le duo fraternel.

Si vous ne l’avez pas vu, peut-être aviez-vous été interpellé par l’affiche du film où Javier Bardem porte une coupe « à la Mireille Mathieu ». Néanmoins, nous sommes dans ce film, loin d’une reconstitution académique du Texas de 1980 car l’acteur espagnol y incarne un tueur à gages psychopathe, muni d’un canon à air comprimé dont il fait un usage plus que généreux, sur les traces d’un homme qui a dérobé deux millions de dollars.

Le film, adaptation d’un roman de Mac Corthy, réunit une distribution impeccable (outre Javier Bardem : Josh Brolin et Tommy Lee Jones) au service d’une intrigue haletante (non dénuée de moments contemplatifs) et à humour (très) noir.

Elèves et professeur.e.s présent.e.s ont pu discuter, autour d’un goûter, du traitement original et anti-hollywoodien de cette traque où le « héros » en fuite  meurt une bonne demi-heure avant la fin du film et de la signification de celui-ci, réflexion sur la vanité humaine, partagée entre pulsions et principes contradictoires.

 

2. Pendant la semaine du lundi 28 mai au vendredi 1er juin, le ciné-club a voulu commémorer à sa manière mai 68 en proposant aux élèves une exposition et un film.

– Les murs du 2ème étage du lycée étaient couverts en effet des reproductions des affiches en sérigraphie réalisées pendant « les événements » par les étudiants des Beaux-Arts pour relayer la contestation. Merci à M. Cabasson qui a prêté au lycée ces affiches.

 

En salle Europe, a été diffusé l’après-midi, le film de Jacques Doillon, L’an 01, réalisé en 1973, d’après la B.D. de Gébé, permettant aux élèves de 5 classes, (les  201, 202, 203, 1ère L & T2ES) – accompagnés de leurs professeurs, Mmes et M. Cade, Dunoyer, Mazens, Boulard et Kerneur – d’assister à la projection du film.

Le film, suite de sketches loufoques et utopiques, illustre bien l’esprit de mai 68 : il propose au sens figuré et littéral de faire un pas de côté pour réfléchir sur nos vies, l’organisation de notre temps, etc..  Malgré son aspect décousu, le film suit un fil narratif en mettant en scène une France qui décide d’arrêter tout mardi à 15h et en représentant à l’écran les conséquences d’une telle décision ! Certes la forme a pu dérouter plusieurs de nos élèves mais le film met en avant de nombreuses questions plus que jamais d’actualité : comment produire les conditions du bonheur ? comment préserver notre planète ? etc.